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C'est peut-être le titre le plus court de tout ce blog, et pourtant c'est peut-être celui qui correspond à un peu tout ce que j'ai bafouillé tout au long de l'existence des espaces "persos" où j'ai, pendant maintenant plus de 3 ans (putain déjà !) pu déverser les inepties issues de mon cerveau fécond en vous imposant l'infâme bouille torturée résultante de ce tripotage intensif de neurones... Je ne m'en excuse pas. Z'aviez qu'à pas lire :D Vous n'êtes pas raisonnables ;)
Le fait est que ce soir, j'ai relu une grosse partie de ce que j'ai vomi/écrit (pas de mention inutile) sur ce blog-ci, et force est de constater que je me retrouve bien là. Dans chaque post, y'a pas de doute. Quelque part, ça me rassure, je me dis que mon intégrité mentale est assurée, je suis d'accord avec moi-même. Mais ça n'a pas été tout seul, et je le vois d'autant mieux qu'aujourd'hui je ne suis pas du tout dans le même état d'esprit. Et je sais pourquoi. Et j'avais raison depuis le début, comme quoi je me connais assez bien finalement, ce qui me rassure aussi, parce que dans les moments où le doute qui m'habite est gigantesque (j'aime bien cette tournure de phrase je sais...) je ne sais plus trop... je ne sais plus rien, en fait...
Quel est le but de ce post alors ? Et bien, en fait, en relisant mes posts, je me suis refait une chronologie de mon Moi, et je dois bien avoir que je me pose des questions (pour changer), et toutes commencent par ce "Et si...". Et toutes m'amènent à la même réponse : j'ai 28 piges, ce qui sans être le début n'est pas la fin non plus hein, et si tout ce par quoi je suis passé est la condition pour que je me retrouve ici, aujourd'hui, dans la situation où je suis... C'était pas facile, loin de là, mais j'ai survécu, et sans tout mon passif j'aurais peut-être, sûrement même, raté ce que je considère aujourd'hui comme étant l'évènement-clé, la clé de voûte de mon envol vers des cieux plus cléments. Bien qu'on dise ça, mais pourquoi les cieux s'appelleraient Clément ? Franchement... Enfin, bref, comme dit la chanson, "you got to lose to know how to win", et maintenant, je considère avoir assez perdu. D'énergie avec des gens qui n'en valaient pas la peine. De temps, pour des choses sans importance. Maintenant, comme dans Blast (lisez Larcenet, bordel !) si je veux ma minute, je la prend. Pourquoi ? Pas pour moi...
Elle est arrivée. Elle, que je finissais pas ne même plus oser rêver, Elle dont l'existence me donne envie de vivre la mienne, Elle pour qui je ne veux pas rester nul et flasque, Elle qui a su passer des pièges que j'avais posé il y a tellement longtemps que je serais tombé dedans en voulant les désactiver... Elle est venue, a su m'atteindre avec une facilité déconcertante, et est ma raison profonde d'avoir envie de vivre pleinement maintenant. Et de savoir pourquoi. Je l'aime. Mais au vrai sens du mot, pas dans le sens édulcoré qu'on a donné aux "je t'aime" de contrefaçon, tout juste bons à être prononcés du bout des lèvres à une quelconque orgie romaine ou Saint Valentin du même style. Non, au sens qui veut que l'absence de Celle qu'on aime nous fait mal, qu'on ne vit que pour les moments où l'on est ensemble et qu'on survit entre chaque, en pensant aux retrouvailles...
Et si, finalement, ma vie commençait vraiment maintenant ?
C'est tout le mal que je te souhaite, mon gars ! C'est beau comme les plus belles pages de Frédéric Dard qui, lorsqu'il ne fait pas dans le gore, l'absurde, ou l'orgiaque, parle de cet amour-là comme personne...
Je suis sincèrement heureux pour toi, mais sincèrement quoi ! Que ta bulle n'éclate jamais !
En espérant ne pas être de ceux qui "n'en valaient pas la peine".