Le "vide" (ou l'absence de...) a ceci de fascinant, c'est qu'il donne l'espoir d'un futur remplissage... Le plein (ou la présence de...) a ceci de foncièrement effrayant, c'est qu'il risque un jour de se vider... Dans ces conditions, il me semble logique, pour des raisons de confort, de rechercher ce vide et ce plein à la fois. Parce qu'on ne peut se satisfaire du vide, mais on ne peut pas non plus vivre éternellement dans la peur de perdre ce qu'on a... Il faut donc trouver un équilibre...

Par Onizuk@
Dimanche 4 avril 2010 7 04 /04 /Avr /2010 19:15
- Publié dans : Brèves
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Commentaires

L'équilibre se cache dans la consommation ultra-raisonnée, dans l'idée que moins on possède, moins on a à perdre, et plus on est libre. Il faut juste savoir contrôler ses désirs, les mettre en perspective avec ses besoins, et surtout toujours se dire "est-ce que ça va me manquer si je ne possède pas ceci ou cela ?". Le plus souvent, la réponse est "non".

Commentaire n°1 posté par Fredd le 11/04/2010 à 16h54

Oui, à condition qu'on parle d'objets... C'est justement pour avoir une vision beaucoup plus large que j'ai rajouté "l'absence/la présence", pour que du coup ça puisse s'appliquer à la fois à des objets et à des personnes. Les personnes-objet peuvent se sentir concernées si elles le souhaitent :p

Réponse de Onizuk@ le 16/04/2010 à 17h03

Personnes ou objets, il n'y a pas de différence. Il faut garder en tête qu'on n'a besoin que d'un nombre limité de l'un comme de l'autre, et qu'il vaut mieux ne pas trop investir (d'affect ou de fric) dedans car la désillusion guette, pour l'un, comme pour l'autre...

Commentaire n°2 posté par Fredd le 16/04/2010 à 21h22

Il y a une différence essentielle : on se remet toujours d'une désillusion par rapport à un objet. Quand il s'agit de gens, ça prend plus longtemps... quand ça arrive. Ce qui est loin d'être toujours le cas. Le fric, c'est une valeur dont on ne peut malheureusement pas se passer dans une société comme la notre, mais comparé à l'affect ça vaut que dalle... Aucun objet ne peut décevoir autant (avec les conséquences qui s'en suivent) qu'un être humain.

 

Mais je suis fourbé, c'est un peu une manière de déclencher les réactions qui peuvent m'amener à penser autrement, mais "la vie" ne lit pas mon blog. Sale bête que voilà ;)

Réponse de Onizuk@ le 16/04/2010 à 22h22

La vie ne sait pas lire...

Quant aux humains et à l'affect, une fois qu'on est conscient que les vrais amis, ça se compte sur les doigts de la main de Django Reinhardt, on s'investit moins, ou en tout cas plus prudemment, dans d'autres relations humaines.

Par contre, comme dit Desproges, la différence entre les vrais amis et les relations, c'est que les premiers sont les seuls à pouvoir nous décevoir. A méditer.

Commentaire n°3 posté par Fredd le 17/04/2010 à 06h14
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